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C’est alors que nous apercevons ce magnifique planeur, qui se détache dans la lumière du soleil ; mais ce n’est que lorsque l’oiseau passe juste au dessus de nos têtes que nous apprécions la taille de l’engin… tout simplement hallucinant.

Royal Albatross Center

Après avoir emprunté la gravel road finale (une route de graviers, enfin non goudronnée quoi), nous apercevons enfin la pointe de la péninsule dominée par le fort Taiaroa et le Royal Albatross Center. Tout d’abord et pour vous distraire un peu, je vous invite à lire l’anecdote concernant la pièce d’artillerie fonctionnelle, cachée sous terre, et prête à défendre la Nouvelle Zélande contre l’invasion Russe :

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C’est donc ici, à Taiaroa Head, que niche la seule colonie continentale d’albatros royaux, les plus grands oiseaux marins de la planète. En effet, l’envergure de ces oiseaux atteint 3m pour les spécimens adultes. Encore plus extraordinaire, cet oiseaux parcours près de 200 000 km par an autour du pôle sud : il effectue plusieurs tours du monde par an au dessus de tous les océans, utilisant à merveille son incroyable aérodynamisme et sa connaissance parfaite des courants aériens afin de limiter ses dépenses énergétiques. Je ne m’étendrais pas sur l’éthologie des albatros, mais le contenu et la présentation de l’information fourni par le centre est de très bonne qualité.

Nous accédons enfin au poste d’observation donnant sur les falaises qui abritent la colonie. L’attente est un peu longue, mais nous pouvons observer de jeunes spécimens qui ressemblent à des poussins gros comme des oies. Des grosses peluches et des œufs ont été fabriqués à taille réelle et correspondent à différents âge permettent d’apprécier la dimension de ces gros bébés, et surtout leur poids puisqu’ils sont remplis de sable pour mieux se rendre compte… Impressionnant ! Et ça fait le bonheur du crapaud qui n’a que faire des explications scientifiques divulguées par notre guide, en anglais qui plus est.

Quittant Dunedin par une banlieue chic construite à flanc de montagne, nous nous engageons sur une magnifique petite route de crête qui n’est pas sans nous rappeler la superbe Summit Road d’Akaroa. En regardant dans le rétroviseur, nous apercevons Dunedin, qui comme la plupart des grandes villes néozélandaises semble se lover dans cette nature si tranchée, si présente. A peine 10 min de route et nous avons déjà oublié les turpitudes de la ville. Le Campervan slalome habilement sur cette superbe route, parfois simple chemin au bord du vide, qui nous offre une multitude de point de vue sur une côte découpée, assaillie par une mer topaze. La grâce (et le beau temps) semblent guider notre voyage et cette journée sur la péninsule sera tout simplement magnifique…

Highcliff Road

Comme nous commençons à en prendre l’habitude dans le paysdu long nuage blanc, des vues incroyables, l’envie de s’arrêter partout, des vallons verdoyants…

Highcliff Road
Highcliff Road

Et puis tout à coup le bleu à perte de vue :

Highcliff Road
Highcliff Road

La péninsule Otago qui nait des faubourgs de Dunedin, s’étend sur prés de 20km vers le nord et protège la ville et son port des assauts de la mer (revoir la carte ici). D’origine volcanique, ce massif de collines verdoyantes domine une succession de hanses et de plages superbes qui abritent une faune exceptionnelle et rare. Nous allons y passer une journée, nous serions bien restés une semaine. Allez, trêve de bavardage, on vous emmène sur la Highcliff Road et ses surprises…(Attention Rafi prend la plume et fait les pré-sélections de photos pour cet article et les suivants… Mais comme le MC du blog c’est Do, elle met son nez dedans, rajoute quelques photos choisies, et fait les montages.)

Otago Peninsula

Nous voici pour finir la journée au jardin botanique de Dunedin, un très beau jardin créé en 1868. Les couleurs sont automnales en cette saison (non sans blague, what a surprise !)?

Jardin botanique de Dunedin

Une partie de ce jardin a été faite à flan de colline. Cette partie s’appelle le Rhododendron Dell, et comporte plus de 300 variétés de cette arbuste. Dommage pour nous, puisque ce n’est pas la saison de la floraison ! Ce flan de colline est agrémenté de bancs, qui permettent de profiter d’une très jolie vue, rendant la pause vraiment agréable…

Jardin botanique de Dunedin

 Et pour ne rien gâcher quand on voyage avec un crapaud qui a autre chose à penser que scruter des arbres et des nuages, il y a dans ce jardin de quoi amuser le marmot de base : aire de jeux, balançoires, et canards à gaver. Ouf, le crapaud est content !

Jardin botanique de Dunedin

Une vieille université et sa tour de l’horloge et une vieille église posée sur une colline, en haut d’un grand escalier.

Dunedin

Ayant décidé de passer toute la journée du lendemain sur la péninsule Otago, nous n’avons que peu de temps pour visiter Dunedin. Tant pis, nous décidons d’aller là où nos pas nous mènent, à commencer par la très belle ancienne gare ferroviaire, datant de 1906. De style flamand, on lit partout dans les guides qu’il s’agit du plus beau bâtiment ancien du pays. Nous n’avons pas vu tous les bâtiments anciens de Nouvelle Zélande,  mais au moins nous avons vu le plus beau ;-)

Dunedin

Dunedin

Source : guide Nouvelle Zélande de Hachette Tourisme, collection Voir.

Après cette visite matinale sur la plage des Moeraki Boulders, nous voici en route pour Dunedin, un peu plus au sud sur la côte. C’est notre dernière étape côtière avant de nous enfoncer dans les terres direction la côte ouest et les Southlands…

Road to Dunedin

Après notre petit dèj, les opérations de départ (habillage, rangement du campingcar, remplissages et vidages nécessaires…), on décolle pour aller découvrir la curiosité locale, les Moeraki Boulders. Ces pierres aux formes sphériques quasi parfaites sont des formations géologiques, et blablabla et blablabla, je sais pas pourquoi mais j’ai la flemme de vous faire le topo scientifique. Allez donc chercher dans Google si ça vous intéresse tant que ça. Au final, c’est plutôt rigolo et ça fait joli sur les photos. Bon quand même, pour les flemmards, j’ai pu lire que le principe était le même que celui des perles qui se forment dans les huitres : dans ces dernières, la nacre se forme au fil du temps autour d’un grain de sable qui s’est glissé là par hasard. Sur la plage des Boulders, ce sont des fossiles qui étaient là par hasard et ce sont des dépôts de calcaire, de minéraux et de coquillages qui ont formé ces sphères parfaites, tout au fond de la mer, il y a genre 60 millions d’années.

A préciser : un restaurant-boutique de souvenir avec des toits en forme de boulders s’est construit récemment au bord de la plage. Comme il est bien indiqué et a un parking bien pratique, on a tendance à y arriver tout droit pour accéder à la plage et aux Boulders. A éviter : les gars vous font payer $2 juste pour emprunter leur escalier qui descend à la plage. C’est sur qu’avec les revenus du restaurant et des souvenirs pour touristes qu’ils vendent, ils n’ont surement pas les moyens d’entretenir trois marches en bois.

Moeraki Boulders

Et avec un rayon de soleil :

Moeraki Boulders

Le camping de Moeraki dispose d’emplacements parfaits pour un petit déjeuner au resto-panoramique-de-chez-ouam-in-the-camping-car ! Au p’tit dèj donc, tartines et muffin, beurre et confiture, café, thé et chocolat (non ce n’est pas le menu du bistrot du coin mais bien tout ce dont nous avons besoin pour un p’tit dèj en famille), le tout face à la mer…