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Fin de journée, après ce bel instant de paix et d’immensité, nous reprenons la route vers Dunedin. La ville pourtant si proche nous parait tellement loin après cette journée fabuleuse…

Finalement nous repérons la route des pyramides et nous engageons gaiement sur le chemin qui mène à Victory Beach et ses éléphants de mer. La balade est bien agréable, nous permet d’admirer ces deux pyramides naturelles qui gardent tel deux sphinx, l’entrée de la plage.

Une série de panneaux d’avertissements, décrivant le caractère versatile des éléphants de mer commence à nous décourager. Nos pas se font plus prudents en débouchant sur la plage, finalement vide. Que chti, pas l’ombre d’un mammifère… Déçus ? Pas vraiment ! la plage est superbe et s’étend sur plusieurs kilomètres, de quoi profiter d’un petit moment de calme dans un décor tout simplement sublime.

Nous avons même droit au petit manège d’un Toréa Pango (appelé en anglais un oystercatcher, ou mangeur d’huitre) qui se laisse admirer et photographier par Dorothée.

(Note de Dorothée : mmmoui okay il y avait aussi une mouette) 

 

 Une gentille dame du Royal Albatross Center nous a indiqué une petite ballade à faire. Je vous montre le plan (clic-clic pour voir en plus grand) : nous étions tout au bout de la péninsule, en haut à droite, là où il y a un albatross dessiné. Et la dame nous indique un coin un peu plus bas, une balade dans des pyramides naturelles, une plage, et des éléphants de mer. Aller hop ! C’est parti !

plan de la péninsule Otago

Nous reprenons donc notre périple, empruntant un réseau de gravel road. Celles-ci louvoient entres les collines verdoyantes qui profitent d’un soleil déclinant mais encore chaleureux. Nous longeons une série de lacs de mer dans une ambiance d’un calme indescriptible, à l’abri du vent qui avait forci tout au long de la journée. Nous croisons un petit groupe de pluvier qui ratisse le lac à la recherche de quelques pitances.

Vers les Pyramids

Clic-clic pour voir le panoramique ci-dessous en entier…

Vers les Pyramids

Maintenant que vous nous connaissez, vous savez que notre challenge quotidien est de trouver le plus bel endroit-de-la-mort-qui-tue pour déjeuner dans notre camping-car. Sur le parking du Royal Albatross Center, le challenge du jour est accompli sans difficulté !

Bon c’est pas le tout,mais il faut repartir maintenant…

C’est alors que nous apercevons ce magnifique planeur, qui se détache dans la lumière du soleil ; mais ce n’est que lorsque l’oiseau passe juste au dessus de nos têtes que nous apprécions la taille de l’engin… tout simplement hallucinant.

Royal Albatross Center

Après avoir emprunté la gravel road finale (une route de graviers, enfin non goudronnée quoi), nous apercevons enfin la pointe de la péninsule dominée par le fort Taiaroa et le Royal Albatross Center. Tout d’abord et pour vous distraire un peu, je vous invite à lire l’anecdote concernant la pièce d’artillerie fonctionnelle, cachée sous terre, et prête à défendre la Nouvelle Zélande contre l’invasion Russe :

taiaroa.jpg

C’est donc ici, à Taiaroa Head, que niche la seule colonie continentale d’albatros royaux, les plus grands oiseaux marins de la planète. En effet, l’envergure de ces oiseaux atteint 3m pour les spécimens adultes. Encore plus extraordinaire, cet oiseaux parcours près de 200 000 km par an autour du pôle sud : il effectue plusieurs tours du monde par an au dessus de tous les océans, utilisant à merveille son incroyable aérodynamisme et sa connaissance parfaite des courants aériens afin de limiter ses dépenses énergétiques. Je ne m’étendrais pas sur l’éthologie des albatros, mais le contenu et la présentation de l’information fourni par le centre est de très bonne qualité.

Nous accédons enfin au poste d’observation donnant sur les falaises qui abritent la colonie. L’attente est un peu longue, mais nous pouvons observer de jeunes spécimens qui ressemblent à des poussins gros comme des oies. Des grosses peluches et des œufs ont été fabriqués à taille réelle et correspondent à différents âge permettent d’apprécier la dimension de ces gros bébés, et surtout leur poids puisqu’ils sont remplis de sable pour mieux se rendre compte… Impressionnant ! Et ça fait le bonheur du crapaud qui n’a que faire des explications scientifiques divulguées par notre guide, en anglais qui plus est.

Quittant Dunedin par une banlieue chic construite à flanc de montagne, nous nous engageons sur une magnifique petite route de crête qui n’est pas sans nous rappeler la superbe Summit Road d’Akaroa. En regardant dans le rétroviseur, nous apercevons Dunedin, qui comme la plupart des grandes villes néozélandaises semble se lover dans cette nature si tranchée, si présente. A peine 10 min de route et nous avons déjà oublié les turpitudes de la ville. Le Campervan slalome habilement sur cette superbe route, parfois simple chemin au bord du vide, qui nous offre une multitude de point de vue sur une côte découpée, assaillie par une mer topaze. La grâce (et le beau temps) semblent guider notre voyage et cette journée sur la péninsule sera tout simplement magnifique…

Highcliff Road

Comme nous commençons à en prendre l’habitude dans le paysdu long nuage blanc, des vues incroyables, l’envie de s’arrêter partout, des vallons verdoyants…

Highcliff Road
Highcliff Road

Et puis tout à coup le bleu à perte de vue :

Highcliff Road
Highcliff Road

La péninsule Otago qui nait des faubourgs de Dunedin, s’étend sur prés de 20km vers le nord et protège la ville et son port des assauts de la mer (revoir la carte ici). D’origine volcanique, ce massif de collines verdoyantes domine une succession de hanses et de plages superbes qui abritent une faune exceptionnelle et rare. Nous allons y passer une journée, nous serions bien restés une semaine. Allez, trêve de bavardage, on vous emmène sur la Highcliff Road et ses surprises…(Attention Rafi prend la plume et fait les pré-sélections de photos pour cet article et les suivants… Mais comme le MC du blog c’est Do, elle met son nez dedans, rajoute quelques photos choisies, et fait les montages.)

Otago Peninsula

Nous voici pour finir la journée au jardin botanique de Dunedin, un très beau jardin créé en 1868. Les couleurs sont automnales en cette saison (non sans blague, what a surprise !)?

Jardin botanique de Dunedin

Une partie de ce jardin a été faite à flan de colline. Cette partie s’appelle le Rhododendron Dell, et comporte plus de 300 variétés de cette arbuste. Dommage pour nous, puisque ce n’est pas la saison de la floraison ! Ce flan de colline est agrémenté de bancs, qui permettent de profiter d’une très jolie vue, rendant la pause vraiment agréable…

Jardin botanique de Dunedin

 Et pour ne rien gâcher quand on voyage avec un crapaud qui a autre chose à penser que scruter des arbres et des nuages, il y a dans ce jardin de quoi amuser le marmot de base : aire de jeux, balançoires, et canards à gaver. Ouf, le crapaud est content !

Jardin botanique de Dunedin

Une vieille université et sa tour de l’horloge et une vieille église posée sur une colline, en haut d’un grand escalier.

Dunedin