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 On the road to Wanaka

Après avoir serpenté dans ce drôle de paysage lunaire, nous nous arrêtons à Wanaka, au bord du lac, pour déjeuner, et pour décider de la route à suivre. La configuration géographique et la présence des Alpes nous obligent à choisir par quel chemin nous voulons rejoindre le nord de l’ile : soit par la côte ouest, soit par l’est, sachant que nous ne pourrons pas retraverser d’une côte à l’autre, et qu’il y a de toute façon des choses à voir des deux côtés. Après étude détaillée des conditions météo, nous choisissons l’est. En effet, ils annoncent un déluge de flotte sur la côte ouest. Tant pis pour les glaciers, c’est à l’est que nous partirons.

Wanaka

Après le déjeuner et avant de reprendre la route,  Luna se défoule un peu en chassant les canards.

Wanaka

Là il faut qu’on reprenne la route parce que ras le bol des nuages, de la pluie, et des plafonds bas ! Il nous faut de l’horizon, des couleurs, des paysages, des ciels qui changent, et du soleil… Nous repartons donc en direction de Wanaka d’où il nous faudra prendre une décision pour la suite du voyage.

Un petit point sur l’itinéraire : en raison du relief de cette région de l’ile du Sud, il nous faut revenir sur nos pas avant de pouvoir prendre la route vers le nord (clic-clic sur la carte pour voir plus grand. Vous pouvez aussi cliquer sur la catégorie « Suivez la carte » pour revoir tous les articles où je montre sur la carte le déroulement de notre itinéraire). 

Sur la route, comme d’habitude, nous profitons simplement de ce que nous avons sous les yeux, ces paysages qui nous sont désormais familiers de red tussocks, collines pelées et ciels changeants. L’horizon s’éclaircit enfin…

On the road to Wanaka

Au cours de notre trajet, nous longeons une partie du lac Wakatipu.

On the road to Wanaka

 Et toujours nos petites pauses panoramiques.

On the road to Wanaka

Pour finir je voulais vous montrer une image du Doubtful Sound par beau temps, parce que je pense que c’est tout de même à couper le souffle, quand on a la chance de voir ça… Et n’hésitez pas à aller en voir d’autres…

Doubtful Sound

Et puis chez Realjourneys il y a ce petit prospectus en français avec plein  d’infos (clic-clic pour voir plus grand) :

 Doubtful Sound

 

Doubtful Sound

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aussi majestueux et impressionnant qu’il soit, le Doubtful Sound n’est pas vraiment technicolor :

Doubtful Sound

On croise pourtant le Blanket Bay Hotel, qui ne doit pas avoir des masses de clients, à vue de nez :

Doubtful Sound

Mais en arrivant à l’embouchure du Sound et de la mer, on croise tout de même la faune : des sea lions, un pingouins docile et un crapaud bizouteur…

Doubtful Sound

Bon aller on termine parce que c’est beau mais avec un plafond aussi bas on se lasse vite :

Doubtful Sound

Doubtful Sound

Le lendemain matin, nous partons pour une excursion organisée sur le Doubtful Sound. Il n’y a que des excursions organisées dans les Sounds, donc ne rêvez pas de louer votre propre bateau pour aller vous balader… Pour atteindre le Doubtful Sound, il faut traverser le lac Manapouri en bateau (environ 45mn), puis emprunter une route de 22km jusqu’à Deep Cove, petit port où l’on trouve l’embarcadère pour les croisières sur le fjord. Il n’y a donc pas d’autre moyen d’accéder au fjord.

A Doubtful Sound, on dit qu’il pleut deux fois par semaine : pendant trois jours puis pendant quatre jours…(mouhahaha). Le matin nous partons sous un soleil radieux en laissant derrière nous ceci :

Doubtful Sound

Sauf que devant il y a ceci :

Doubtful Sound

Le jour de notre passage dans le Doubtful Sound ne fera donc pas exception à sa réputation… Après le bateau, un bus nous amène jusqu’à l’embarcadère. Sur la route, qui tournicote dans tous les sens (ceux qui ont le mal des transports, beware !), le bus fait une pause touristique sur un pont, et c’est sous la pluie que nous sacrifions au rituel photographique avec nos amis japonais :

Doubtful Sound

Ensuite, le bus termine le parcours, nous embarquons sur un bateau et c’est de l’intérieur que nous allons découvrir le Doubtful Sound, et ses brumes…

Doubtful Sound

Nous reprenons donc la route dans le sens inverse, et nous trouvons bloqués à l’entrée du tunnel, qui est à sens unique, et qui change de sens toutes les 15mn seulement.  C’est donc l’occasion d’observer cet intéressant animal, le Kéa, un genre de gros perroquet montagnard qui a pour particularité de manger les joints des voitures. Et en effet :

Milford Sound

C’est aussi l’occasion de revoir ça :

 Milford Sound

Et puis de faire une petite pause pour admirer les Mirror Lakes, avec une toute légère brise qui rompt la perfection du reflet… (mais ne soyons pas trop difficile non plus)

Milford Sound

 Et parce qu’après une journée aussi grise et pluvieuse, nous l’avons bien mérité, soirée spa au camping du jour !

 Milford Sound

Conclusion, la Milford Road, 240km aller-retour, vaut vraiment le coup, même si on n’a pas le temps de naviguer sur le Sound. Après tout ça, un bon gros dodo sous la couette, car demain c’est reparti, nous allons naviguer sur le Doubtful Sound.

Ca y’est, après cette incroyable route-de-film-de-science-fiction, nous arrivons à Milford Sound. Le temps est toujours aussi couvert, le ciel si bas que nous nous sentons vraiment écrasés par l’immensité de ces roches. C’en est presque oppressant. Mais surtout sublime.

Milford Sound

Et puis tout de même la preuve que nous y étions vraiment, avé le crapaud itou itou :

Milford Sound

Malgré un très court répit de la pluie, qui nous permet de prendre ces photos et de marcher un peu dehors,  le temps qu’il fait ne nous donne pas envie de faire la balade en bateau, celle qui navigue le long du Milford Sound, et la route nous a tellement plu que ça ne nous semble pas si grave. Et ce d’autant que le lendemain, nous devons faire le Doubtful Sound.

 

Enfin, émergeant brutalement de ce dédale, nous somme saisi par le spectacle qui s’offre à nous : les à pic de quelques centaines de mètres laissent la place à des monuments de roche, un couloir titanesque nous guide a travers un monde brumeux, inquiétant. Sur les sommets, plus de milles mètres au dessus de nous, on aperçoit des glaciers aux reflets saphir, suspendus au bord du vide. Les mots me manquent pour vous transmettre à quel point nous sommes écrasés par cette nature prodigieuse, violente, née de forces inimaginables et pourtant perceptibles…

Reprenant nos esprit, (et accessoirement le contrôle de mon fidèle campervan), nous regagnons cette route, qui pareille au fil d’Ariane, serpente et nous guide dans ce labyrinthe granitique jusqu’aux portes du Mordor.

En effet, devant nous se dressent de gigantesques murailles couleur acier, dans un cirque aux dimensions tout simplement olympiennes. Je me rappelle alors les mots d’un de nos amis sur Tahiti qui, décrivant ce lieu, me parlait de la porte des enfers… cela ne me parait plus exagéré.

Seule marque de l’homme, cette route que rien n’arrête, même pas cette forteresse inviolable, percée par un improbable tunnel qui nous mène vers Milford Sound…

Note de Dorothée : aller, et maintenant on joue à un nouveau jeu : il faut au moins 20 commentaires pour qu’un nouvel article soit publié. Et oui je sais c’est presque du racolage, mais que voulez-vous ça me prend un temps fou de fouiller tant dans ma mémoire que dans mes fichiers photos pour vous faire de beaux articles et de beaux montages photos ! Alors on a besoin d’encouragements, on a besoin de voir que vous êtes à fond avec nous. Il reste encore 20 jours de voyage à travers l’ile du Sud et l’ile du Nord alors à vous de voir !! :D

La route que nous prenons ce jour là est tout simplement incontournable pour toute personne sensée se trouvant sur l’ile du sud. Cet endroit est le plus beau qui m’ait été donné de voir dans ma vie. Pourtant les conditions ne sont pas idéales, il pleut, il vente, l’ambiance est maussade dans le campervan, Monsieur Météo s’est trompé (Monsieur Météo c’est moi, et je tire pourtant mes informations de source sûre). Mais le grand directeur photo avait d’autres projets pour nous. En effet, le ciel, très chargé, laisse filtrer un soleil froid, blanc, qui illumine la lande d’une lumière argentée, et qui va rendre notre voyage presque mystique.

Après avoir longé le lac Te Anau nous pénétrons dans la vallée de l’Eglinton River, recouverte d’une prairie ocre, dominée par de sombres silhouettes qui laissent présager le spectacle dément qui nous attend.

 

Sous des trombes d’eau, nous nous enfonçons peu à peu dans une forêt elfique évoquant pour moi la mythique Fangorn. Devant nous, défile un entrelacs d’arbres menaçants, étouffés par une mousse épaisse, fluorescente, qui s’immisce dans chaque interstice.

Le spectacle est sublime et nous fait presque oublier les murailles de roche qui bientôt nous dominent de leur noir brillant, acier. Sur leurs flancs le ciel déverse sa tristesse et des milliers de cascades dégoulinent comme autant de larmes sur cette forêt assoiffée.

 

Le Fjordland National Park est le plus grand parc national de Nouvelle-Zélande. Son nom maori est Te Wahipounamu ce qui signifie : « l’endroit où l’on trouve du jade ». La région est extrêmement sauvage et offre un paysage modelé par des glaciations successives, creusé de 14 fjords, de cinq grands lacs, de falaises et de cascades. Le parc, recouvert de forêts pluviales très denses, est quasiment impénétrable. La pluviométrie y atteint des records quasi inégalés. C’est pourquoi il abrite nombre d’espèces animales rares et protégées. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et hop, un peu de géographie !

 

En gros le parc c’est toute cette partie gauche du sud de l’ile, que vous voyez en vert foncé sur la carte ci-dessous, il n’y a quasiment pas de route. Et les fjords sont ces bras de mer que vous voyez traverser les reliefs. En cliquant sur la carte vous verrez ça en un peu plus gros.

 

Évidemment sur la carte, tous ces cours d’eau ont l’air de petits ruisseaux. Vous allez voir qu’il n’en est rien. Mais assez de géographie, assez de culture, je vais laisser Rafi reprendre la parole et nous allons passer aux image. Au début, ça commence comme ça, et oui rappelez-vous, le temps est pourri :

Milford Sound