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Un dernier panoramique pour la route (clic-clic sur l’image c’est plus grand) ? Avant la fin de la journée, on arrivera enfin à Akaroa !

Encore un panoramique

Le jeu pendant notre voyage, c’était de trouver un endroit sympa pour déjeuner, où l’on puisse mettre le cul du camping-car face à une sublime vue, et déjeuner au resto-panoramique-de-chez-ouam-in-the-camping-car (sandwich jambon mayo quoi). La preuve en image :

Dejeuner panoramique

La Summit Road, dite aussi “Route des Crêtes”, c’est une route qui serpente effectivement sur la crête d’une montagne, sur la petite presqu’île que vous avez aperçue sur la carte, dans l’article précédent. De sorte qu’à chaque virage, on aperçoit la mer, des 2 côtés de la route. Et puis il y a ces petites routes qui descendent le long de la montagne pour rejoindre le bord de mer, où l’on trouve des petits villages, et des plages sublimes.

Luna sur la plage

Summit Road

Et dans ces mini villages, on trouve de jolies petites églises anglicanes, et des stations services comme dans les films…

 

Petit bled on the beach

Et la flèche de gauche vous indique le sujet du prochain article : au bout de la presqu’île, la petite ville d’Akaroa.

Enfin, nous quittons Christchurch, bien que la ville soit jolie, ce n’est pas ce que nous recherchions en Nouvelle Zélande. Sans compter les galères de carte bleue, les prises de tête à deux Francs Pacifique et un président à 1 Franc Pacifique (putain 5 ans !!!!). Nous voici sur la route, à droite….à gauche bien sûr (allez Ségo). Bien qu’ayant tendance à dévier à droite (vas y François) j’arrive tant bien que mal à éviter le choc frontal (Note de Dorothée : pour mémoire et pour ceux qui ne comprendraient pas, cet article a été écrit le 9 mai 2007… get it ?).

 

Itinéraire

Enfin, du point de vue émotionnel le choc est lui tout ce qu’il y a de plus intense, je crois que c’est la première fois que je pleure en conduisant. Je ne m’attendais pas à tant de beauté. Tout concourt à vous émouvoir : la lumière fragile mais encore chaleureuse de cet automne austral ; les ocres et les verts presque artificiels, cinématographiques ; les touches impressionnistes des arbres parés de orange, de jaune et de rouge canadiens ; cette petite route tortueuse qui réserve des trésors panoramiques à chaque virage, la 3ème vitesse de mon campervan Mitsubishi qui grimpe, tel Lance Armstrong shooté au diesel… le bonheur quoi !

on the road to the Summit Road

 

Panoramique Summit Road 1

Au hasard d’un virage (clic-clic c’est encore plus grand) :

Summit Road

Ceux qui me connaissent savent alors à quel point Dorothée a souffert, une pause tous les 100 mètres pour une photo panoramique, des commentaires incessants sur les qualités de mon super van, une extase perpétuelle à coup de : « c’est mortel », « la vache », « le mouton », « c’est trop beau » (Note de Dorothée : tu oublies « c’est sublimissimmissme ! ») …la pauvre, des fois elle doit saturer (Note de Dorothée : je confirme).

Panoramique Summit Road 2

(clic-clic c’est encore plus grand)

Enfin tout ça pour dire que cette Summit Road est incontournable pour qui passe près de Christchurch, et de plus elle mène à la magnifique petite station balnéaire d’Akaroa qui fera bientôt l’objet d’un article.

en vrac

Ayant eu des p’tits soucis de carte bleue à Christchurch, nous avons été contraints de rester une journée de plus dans cette ville. Non qu’elle ne soit pas agéable, mais nous avions hâte de nous lancer dans la nature néo-zélandaise dont nous avions tant entendu parler…

Bref, Christchurch est une ville anglo-saxonne typique, avec un quadrillage de rues bien perpendiculaires, pas de charme particulier à l’exception du sublime jardin botanique et de quelques batisses gothiques victoriennes d’époque, notamment le Art Center dont je vous ai parlé. Ce qui m’a marquée, c’est que ces bâtisses anciennes, au lieu d’être récupérées par l’état ou par les communes pour en faire des musées, des lieux historiques, sont pour la plupart récupérées par le domaine privé qui en fait des boutiques. Cette observation va se confirmer dans toute la Nouvelle Zélande.

Ci-contre, en vrac les prospectus récupérés à Christchurch. Je vous en reparlerai, mais la Nouvelle Zélande est le pays du prospectus.

Ci-dessous sur la première photo, et comme je vous le disais, immeubles anciens et immeubles modernes se côtoient dans cette ville, comme ici l’immeuble IBM et un ancien bâtiment de gare, lequel abrite un cybercafé.

 

La Cathédrale de Christchurch est une église gothique construite en 1864 (et achevée seulement en 1904). Il s’agissait d’un rêve de la part des premiers émigrés britanniques de construire une ville dont le coeur serait une cathédrale, et qui soit la plus anglaise possible.

Christchurch Cathedral

Ici encore une ancienne maison victorienne transformée en boutique de fringues.

boutique

Et ci-dessous une maison qui abrite une association de soutient des personnes atteintes de dyslexie.

maison de la dyslexie

A ne pas rater également, la Christchurch Art Gallery, un musée d’art contemporain vraiment très chouette, dont l’entrée est gratuite, et qui possède un espace pour les enfants original et rigolo. Pas de photo de l’intérieur, puisque comme souvent c’était interdit.

Christchurch Art Gallery

Voilà, Christchurch c’est fini. C’était notre premier contact avec une vraie ville depuis que nous avions quitté Paris un an plus tôt, donc je me suis fait les remarques suivantes : tout d’abord, c’est la fin de l’automne et je constate qu’il va falloir porter des leggins l’hiver prochain. Bon, j’imagine que d’ici à ce que ce soit l’hiver en France (je ne savais pas encore comment allait être l’été en France), j’aurais le temps de m’y faire. Deuxième remarque, nous sommes bel et bien en Polynésie, et pourtant les maoris, premier peuple à avoir vécu en Nouvelle Zélande, sont quasi invisibles. Où sont-ils ? Nous réaliserons plus tard qu’ils sont majoritairement installés dans l’ile du nord pour des raisons historiques, celle-ci ayant un climat beaucoup plus doux.

Allez, dans le prochain article nous allons enfin prendre la route au volant de notre copain le Camion (surnommé ainsi par Luna), et voir un peu de paysages. A partir de là, autant vous prévenir tout de suite, vous allez bouffer du paysage !!

Luna, du béton, des oiseaux

Nous sommes toujours à Christchurch et cette fois nous visitons the Art Center. Il s’agit d’une ancienne université du XIXème siècle reconvertie au XXième siècle en centre culturel. Aujourd’hui, l’endroit abrite des boutiques et galeries d’art, des artisans, des cafés, et des évènements culturels.

art center

art center

Z’en voulez encore ? En voilou !

encore le jardin botanique

Bien sur, vous avez déjà eu un aperçu de ce parc botanique dans l’article précédent, mais voici encore quelques photos.

Outre l’émerveillement que nous avons à vivre les couleurs d’une saison que nous avons manquée pour cause de Tahitilife, ce parc est absolument sublime. Certes, nous n’avons pu apprécier la multitude de fleurs dont il regorge au printemps, mais ces couleurs ont largement compensé cette absence.

Quel plaisir de se balader dans un si beau parc, voilà quelque chose qui n’existe pas à Tahiti.

Automne au parc botanique

Au jardin botanique de Christchurch, Luna découvre un tapis de feuilles d’automne.

Luna dans les feuilles

baguettesLe vol (6 heures) se passe super bien. Comme à son habitude, Luna charme son monde de sorte que ses accès d’agitation passent sans trop de mal. Je fais abstraction du problème qui nous est tombé dessus au moment d’embarquer, problème avec les acheteurs de notre voiture tahitienne, dont la mauvaise foi sans limite nous empêche, Rafi et moi, de profiter de ce que nous vivons. A Auckland, passé le stress et l’énervement des coups de fil à donner pour cette histoire de voiture,  nous nous asseyons enfin pour manger un morceau (en attendant notre vol pour Christchurch, le point de départ de notre voyage. Pour situer voir l’itinéraire). Et Luna s’essaye aux baguettes ! Avec, ma foi, un certain succès… A Christchurch, fin de journée, un motel sans prétention, un petit indien sympa pour le diner, et dodo très tôt. C’est bête mais 2h de décalage ça vous crève finalement. A 20h en NZ il est déjà 22h à Tahiti, autant dire presque le milieu de la nuit !

Nous ne nous sommes même pas rendus compte que nous avions quitté Tahiti, à cause de l’énervement cité plus haut.  Vous savez, la nostalgie du décollage, ça y’est, on quitte Tahiti, ça y’est, c’est la dernière fois qu’on survole Moorea, nana Tahiti, nana la Polynésie Française. C’est triste, et puis peut-être que c’est plus simple aussi. Allez, quelque chose de nouveau nous attend, une autre expérience, un autre voyage. Nous sommes excités et impatients de commencer, et de ne plus penser à tout ça.