Archives pour la catégorie Animaux de Nouvelle Zélande

Nous reprenons donc la route dans le sens inverse, et nous trouvons bloqués à l’entrée du tunnel, qui est à sens unique, et qui change de sens toutes les 15mn seulement.  C’est donc l’occasion d’observer cet intéressant animal, le Kéa, un genre de gros perroquet montagnard qui a pour particularité de manger les joints des voitures. Et en effet :

Milford Sound

C’est aussi l’occasion de revoir ça :

 Milford Sound

Et puis de faire une petite pause pour admirer les Mirror Lakes, avec une toute légère brise qui rompt la perfection du reflet… (mais ne soyons pas trop difficile non plus)

Milford Sound

 Et parce qu’après une journée aussi grise et pluvieuse, nous l’avons bien mérité, soirée spa au camping du jour !

 Milford Sound

Conclusion, la Milford Road, 240km aller-retour, vaut vraiment le coup, même si on n’a pas le temps de naviguer sur le Sound. Après tout ça, un bon gros dodo sous la couette, car demain c’est reparti, nous allons naviguer sur le Doubtful Sound.

Finalement nous repérons la route des pyramides et nous engageons gaiement sur le chemin qui mène à Victory Beach et ses éléphants de mer. La balade est bien agréable, nous permet d’admirer ces deux pyramides naturelles qui gardent tel deux sphinx, l’entrée de la plage.

Une série de panneaux d’avertissements, décrivant le caractère versatile des éléphants de mer commence à nous décourager. Nos pas se font plus prudents en débouchant sur la plage, finalement vide. Que chti, pas l’ombre d’un mammifère… Déçus ? Pas vraiment ! la plage est superbe et s’étend sur plusieurs kilomètres, de quoi profiter d’un petit moment de calme dans un décor tout simplement sublime.

Nous avons même droit au petit manège d’un Toréa Pango (appelé en anglais un oystercatcher, ou mangeur d’huitre) qui se laisse admirer et photographier par Dorothée.

(Note de Dorothée : mmmoui okay il y avait aussi une mouette) 

 

 Une gentille dame du Royal Albatross Center nous a indiqué une petite ballade à faire. Je vous montre le plan (clic-clic pour voir en plus grand) : nous étions tout au bout de la péninsule, en haut à droite, là où il y a un albatross dessiné. Et la dame nous indique un coin un peu plus bas, une balade dans des pyramides naturelles, une plage, et des éléphants de mer. Aller hop ! C’est parti !

plan de la péninsule Otago

Nous reprenons donc notre périple, empruntant un réseau de gravel road. Celles-ci louvoient entres les collines verdoyantes qui profitent d’un soleil déclinant mais encore chaleureux. Nous longeons une série de lacs de mer dans une ambiance d’un calme indescriptible, à l’abri du vent qui avait forci tout au long de la journée. Nous croisons un petit groupe de pluvier qui ratisse le lac à la recherche de quelques pitances.

Vers les Pyramids

Clic-clic pour voir le panoramique ci-dessous en entier…

Vers les Pyramids

C’est alors que nous apercevons ce magnifique planeur, qui se détache dans la lumière du soleil ; mais ce n’est que lorsque l’oiseau passe juste au dessus de nos têtes que nous apprécions la taille de l’engin… tout simplement hallucinant.

Royal Albatross Center

Après avoir emprunté la gravel road finale (une route de graviers, enfin non goudronnée quoi), nous apercevons enfin la pointe de la péninsule dominée par le fort Taiaroa et le Royal Albatross Center. Tout d’abord et pour vous distraire un peu, je vous invite à lire l’anecdote concernant la pièce d’artillerie fonctionnelle, cachée sous terre, et prête à défendre la Nouvelle Zélande contre l’invasion Russe :

taiaroa.jpg

C’est donc ici, à Taiaroa Head, que niche la seule colonie continentale d’albatros royaux, les plus grands oiseaux marins de la planète. En effet, l’envergure de ces oiseaux atteint 3m pour les spécimens adultes. Encore plus extraordinaire, cet oiseaux parcours près de 200 000 km par an autour du pôle sud : il effectue plusieurs tours du monde par an au dessus de tous les océans, utilisant à merveille son incroyable aérodynamisme et sa connaissance parfaite des courants aériens afin de limiter ses dépenses énergétiques. Je ne m’étendrais pas sur l’éthologie des albatros, mais le contenu et la présentation de l’information fourni par le centre est de très bonne qualité.

Nous accédons enfin au poste d’observation donnant sur les falaises qui abritent la colonie. L’attente est un peu longue, mais nous pouvons observer de jeunes spécimens qui ressemblent à des poussins gros comme des oies. Des grosses peluches et des œufs ont été fabriqués à taille réelle et correspondent à différents âge permettent d’apprécier la dimension de ces gros bébés, et surtout leur poids puisqu’ils sont remplis de sable pour mieux se rendre compte… Impressionnant ! Et ça fait le bonheur du crapaud qui n’a que faire des explications scientifiques divulguées par notre guide, en anglais qui plus est.

Et puis au bout de cette jolie route, un petit phare blanc, près duquel on peut se garer (oui oui, même avec le camping-car) et un sentier qu’on descend à pieds. Attention ça descend bien raide, mais la distance est courte.

Le phare

Là, nous attend une petite cabane, cachée dans les feuilles, avec des jumelles à disposition.

La cabane

Et là, si vous arrivez en toute fin de journée, vous pourrez observer les petit manchots à yeux jaunes revenir de la pêche comme on revient d’une journée de boulot, jacter comme des concierges à la porte de l’immeuble, se taper dans le dos, se raconter leur journée, et s’en retourner dans les herbes pour faire dodo et prendre soin de leurs petits. Nous étions tout seuls pour observer ces drôles de petits animaux, et Luna n’en a pas raté une miette !

Les manchots

Les photos ne sont pas très bonnes car nous étions bien cachés et à bonne distance : ces p’tites bêtes sont très craintives et elles ne doivent donc pas détecter notre présence. Une rencontre insolite mais si jolie ! Merci les Chocho de Taravao de nous avoir donné ce tuyau. Cela nous évitera d’aller dans les « visites organisées » pour voir ce spectacle.

Nous voici de retour sur la côte… le temps est dégagé, la lumière de fin d’après-midi est sublime, et ces plages immenses…

road to Moeraki

clic-clic pour voir le panoramique en entier

Nous nous arrêtons au bord de la mer, pour admirer toutes ces petites bicoques super mignonnes et surtout avec une vue imprenable… Nous allons jusqu’à Shag Point pour dire bonjour aux otaries qui visiblement se la coulent douce au soleil sur les rochers.

road to Moeraki

J’avais oublié de vous parler de cette magnifique statue, un hommage rendu à cet animal si estimé dans ce pays : le chien de berger. Un touriste qui passait par là a absolument voulu nous prendre en photo tous les trois devant cette œuvre d’art. J’ai pas pu trop dire non bien que… En plus Luna n’avait pas du tout envie, et on avait le soleil dans les yeux. Bon enfin, je vous montre quand même.

Statue du chien de berger

Aller, c’est pas le tout mais on doit y aller, l’air se rafraichit, direction le camping. Nous arrivons après le coucher du soleil, mais la vue depuis notre emplacement est encore une fois vraiment sublime. Le lac et les nuages encore roses sont un enchantement, même si les maoris avaient nommé ce pays le pays du long nuage blanc.

nuages roses au lac tekapo