Au DOC (Départment of Conservation) local, on trouve évidemment toute la paperasse nécessaire pour choisir sa balade. On trouve même sur leur site la plupart des brochures, en plusieurs langues.

Nous choisissons de nous engager sur la Hooker Valley Track, une balade de 3h aller-retour. Parfait pour nous. La brochure dit que c’est l’un des sentiers les plus empruntés : pour notre part, nous ne ferons route qu’avec une japonaise esseulée.

Et c’est parti pour la balade. Luna ne restera pas longtemps sur ses pattes, ce qui vaut mieux, si on ne veut pas mettre 6 heures pour faire la balade et ramener 32kg de cailloux : et hop dans le sacaluna, sur le dos de papa !

Un dernier petit bout de route pour nous rendre jusqu’au Mont Cook…

Mont Cook

Le voici enfin le mont Cook ou mont Aoraki de son maori. C’est le plus haut sommet de Nouvelle Zélande, il culmine à 3764m et est recouvert de glaciers à 40%. Ce qui est impressionnant c’est la façon dont il se dresse à la verticale, presque sans dénivelé, tel un mur. Du coup, on peut l’approcher d’assez près par des petites randonnées au cours desquelles les paysages sont juste splendides (et clic-clic pour voir la panorama ci-dessous en plus grand).

Mont Cook

C’est la fin de journée au pays du long nuage blanc, et nous avons fait assez de route pour aujourd’hui.

Ce sera donc une journée de route pour nous. Après le déjeuner, nous repartons vers l’est et le Mont Cook. Il nous reste deux heures de route avant d’arriver à Twizel, où nous pourrons nous arrêter pour la nuit. Au lever du soleil, nous n’aurons plus qu’une petite heure de route à parcourir  le long du lac Pukaki avant d’atteindre le Mont Cook. Vous noterez qu’à cette occasion nous repassons dans la région du Canterbury, déjà traversée à l’aller (clic-clic pour voir la carte en plus grand).

route de Wanaka à Twizel

Sur cette dernière portion de route de la journée, les paysages sont de nouveaux époustouflants !

(clic-clic pour voir la panorama en plus grand)

Désolée pour ce blog essentiellement paysager, mais vous l’aurez compris, la Nouvelle Zélande est une destination « nature ». Bien sur, il y a d’autres approches touristique possible dans ce pays : il y a celle qui consiste à pratiquer tous les sports extrêmes (saut à l’élastique, parapente, kayak, surf, rafting etc.), il y a celle qui consiste à faire toutes les activités touristiques organisées proposées (spectacle de pingouins, vol panoramique en avion ou en hélicoptère, sortie en bateau pour aller voir les baleines, les dauphins, les phoques, visites en tout genre etc.), il y a celle qui consiste à faire essentiellement de la randonnée etc.

Mais pour nous, deux adultes et une petite fille de 2 ans et demi au moment de ce voyage, pas vraiment attirés ni par les sports extrêmes ni par les activités touristiques organisées, et ne pouvant pas vraiment non plus faire de grosses randonnées avec le crapaud, c’est un voyage nature et tranquille que nous avons choisi de faire. La nature est époustouflante, la parcourir et la découvrir est déjà un voyage extraordinaire en soi. Nous avons choisi de vivre ce voyage à notre rythme, choisissant les activités qui pouvaient convenir à Luna, emmagasinant dans nos souvenirs et dans notre appareil photo la grandeur et la beauté des paysages.

Alors ce blog n’est certes pas très vivant, ni rempli d’anecdotes rigolotes, ni de scènes de vie truculentes, ni de photos de nous sous tous les angles, mais il reflète bien cet extraordinaire voyage en famille que nous avons vécu tous les trois, un moment de grâce entre notre exil à Tahiti et notre retour en France, un souffle suspendu dans le temps, hors du monde, où rien n’existait plus que la route à parcourir avec notre camping-car, et notre petit noyau familial ouvert sur cet ailleurs.

C’est pour tout ça que je continue ce blog aujourd’hui, trois ans après.

 On the road to Wanaka

Après avoir serpenté dans ce drôle de paysage lunaire, nous nous arrêtons à Wanaka, au bord du lac, pour déjeuner, et pour décider de la route à suivre. La configuration géographique et la présence des Alpes nous obligent à choisir par quel chemin nous voulons rejoindre le nord de l’ile : soit par la côte ouest, soit par l’est, sachant que nous ne pourrons pas retraverser d’une côte à l’autre, et qu’il y a de toute façon des choses à voir des deux côtés. Après étude détaillée des conditions météo, nous choisissons l’est. En effet, ils annoncent un déluge de flotte sur la côte ouest. Tant pis pour les glaciers, c’est à l’est que nous partirons.

Wanaka

Après le déjeuner et avant de reprendre la route,  Luna se défoule un peu en chassant les canards.

Wanaka

Là il faut qu’on reprenne la route parce que ras le bol des nuages, de la pluie, et des plafonds bas ! Il nous faut de l’horizon, des couleurs, des paysages, des ciels qui changent, et du soleil… Nous repartons donc en direction de Wanaka d’où il nous faudra prendre une décision pour la suite du voyage.

Un petit point sur l’itinéraire : en raison du relief de cette région de l’ile du Sud, il nous faut revenir sur nos pas avant de pouvoir prendre la route vers le nord (clic-clic sur la carte pour voir plus grand. Vous pouvez aussi cliquer sur la catégorie « Suivez la carte » pour revoir tous les articles où je montre sur la carte le déroulement de notre itinéraire). 

Sur la route, comme d’habitude, nous profitons simplement de ce que nous avons sous les yeux, ces paysages qui nous sont désormais familiers de red tussocks, collines pelées et ciels changeants. L’horizon s’éclaircit enfin…

On the road to Wanaka

Au cours de notre trajet, nous longeons une partie du lac Wakatipu.

On the road to Wanaka

 Et toujours nos petites pauses panoramiques.

On the road to Wanaka

Le lendemain, la météo se révèle très incertaine sur le trajet que nous souhaitons faire, alors nous restons tranquillement au camping. Luna en profite pour faire le clown depuis sa chambre :

Luna dans sa chambre

Pour finir je voulais vous montrer une image du Doubtful Sound par beau temps, parce que je pense que c’est tout de même à couper le souffle, quand on a la chance de voir ça… Et n’hésitez pas à aller en voir d’autres…

Doubtful Sound

Et puis chez Realjourneys il y a ce petit prospectus en français avec plein  d’infos (clic-clic pour voir plus grand) :

 Doubtful Sound

 

Doubtful Sound

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aussi majestueux et impressionnant qu’il soit, le Doubtful Sound n’est pas vraiment technicolor :

Doubtful Sound

On croise pourtant le Blanket Bay Hotel, qui ne doit pas avoir des masses de clients, à vue de nez :

Doubtful Sound

Mais en arrivant à l’embouchure du Sound et de la mer, on croise tout de même la faune : des sea lions, un pingouins docile et un crapaud bizouteur…

Doubtful Sound

Bon aller on termine parce que c’est beau mais avec un plafond aussi bas on se lasse vite :

Doubtful Sound

Doubtful Sound